de Bernard-Marie Koltès
Par les Compagnies
Anadyomène et Opale
Diplômée de l'ENSATT, Erika von Rosen a mis son talent de comédienne au service d’Opale, dans Judith, En attendant le Prince Charmant, La Princesse Blanche, La Double Inconstance, Les Femmes Savantes. Elle a exprimé celui de metteur en scène avec Virginia 1891, adaptation d'un récit de S. Corinna Bille.
Erika von Rosen a ensuite développé ses activités artistiques à Paris, où elle fonde la compagnie Anadyomène. Avec Coco de Bernard-Marie Koltès, elle obtient, en 2004, le Prix Paris Jeunes Talents, décerné par la Mairie de Paris. C'est à ce moment qu'elle donne des statuts à sa compagnie. Son incursion dans l'univers de B.-M. Koltès lui révèle une dramaturgie qu'elle souhaite explorer à nouveau.
En choisissant de monter Sallinger, Erika von Rosen et Anne Salamin poursuivent leur fructueuse collaboration artistique, chaque compagnie apportant à l'autre la somme de ses expériences.
New York dans les années soixante. Un jeune homme, le Rouquin, vient de se suicider, laissant ses proches dans le désarroi le plus total. Alors que sa famille interroge sa mémoire et essaie de combler le vide avec des mots, en quelques apparitions d’outre-tombe, le jeune homme revient hanter l’existence de son frère Leslie. Tableau d'une Amérique angoissée à la veille de la guerre du Vietnam.
"J'ai l'impression que si l'œuvre de Koltès est aussi puissante aujourd'hui, c'est qu'elle touche à la mythologie de la mort. Or, le véritable thème de « Sallinger » c'est précisément la mort… Le Rouquin qui vient de se suicider est paradoxalement le personnage le plus vivant de la pièce… En fin de compte, « Sallinger » est une pièce sur la famille, et sur l’expérience."
Jean-Christophe Saïs
Lorsque je travaillais sur Coco de B.-M. Koltès, j’ai lu l’œuvre intégrale de l’auteur. Sallinger m’a bouleversée : en lisant la pièce,
j’ai visualisé un univers théâtral précis et cela a stimulé immédiatement mon envie de la mettre en scène.
Les thèmes abordés dans cette pièce me paraissent universels et toujours d’actualité : l’homme instrumentalisé dans
la guerre et l’économie, l’écriture comme réponse au mal-être, l’idée et l’acte du suicide, le malaise qui s’installe
à la suite de la perte d’un être cher, les visions qui en découlent.
Cette œuvre est un patchwork de lieux, de relations et de sensations. Elle m’apparaît comme le miroir de notre monde.
D’où la nécessité de mettre en scène cette histoire.
Erika von Rosen
Mise en scène Erika von Rosen
Assistante Pauline Nadoulek
Scénographie Perrine Leclere
Accessoiriste Ludivine Defranoux
Costumes Coralie Chauvin
Créateur images Bruno Deville et Marc Perroud
Créateur sonore Pierre Xucla
Créateur lumière Christophe Kehrli
Piano Olivier Cavé
Administratrice de production Laurence Rotger
Comédiens Eric Devanthéry, Jean-Luc Farquet, Rachel Gordy
, Jean-François Michelet, Leïla Naceur, Marie Rémond, Anne Salamin, Matthieu Sesseli
Avec la participation artistique du jeune théâtre national (JTN)




