Au centre de la scène, quatre éléments mobiles s’emboîtent et se disloquent. La scénographe Perrine Leclere a conçu ces constructions métalliques à roulettes pour permettre au décor d’évoluer et de former différents tableaux. Souples et efficaces, ces modules à deux étages offrent aux comédiens des espaces de jeux inédits.
La présence de la vidéo dans le spectacle remplit une fonction très précise : donner à voir les dialogues hallucinatoires de Leslie avec son frère mort. Les images filmées en direct sont projetées sur la peau du comédien. Elles rappellent tantôt un univers macabre, tantôt les taches colorées de rêves éveillés. Les créateurs Bruno Deville et Marc Perroud s’appuient sur les découpages structurés du décor pour faire danser ces visions. Le dernier tableau rappelle le mouvement pop’art.